Le Vicomte pourfendu
Le Vicomte pourfendu – Italo Calvino – Ed. Le Livre de Poche – 122 pages
extrait de la 4ème de couverture : « Au cours d’une bataille contre les Turcs, Médard de Terralba, chevalier génois, est coupé en deux par un boulet de canon. Ses deux moitiés continuent à vivre, l’une faisant le bien, l’autre mutilant tout sur son passage. (…) »
Il semble que ce résumé suffise à donner envie de lire ce roman.
Il est toujours difficile de dire quelque chose de très nouveau sur un classique lu, critiqué et chroniqué des centaines ou des milliers de fois.
Pour moi c’est une première lecture pour ce classique lu par ma fille aînée en 3ème et dont elle m’a indiqué la lecture. Je n’ai pas été déçue et je sais pourquoi il m’a plu (autant qu’à elle). C’est un roman écrit comme un conte et j’aime les contes. C’est un roman qui des les premières pages m’a fait penser à Pangloss dans le Candide de Voltaire et j’aime Candide ; sans doute parce que Médard de Terralba est mutilé et perd des morceaux de lui qu’il tente tant bien que mal de préserver.
Car voilà finalement la quête de ce chevalier : préserver ses deux parts, en user et en abuser pour tendre à ne faire qu’un, au bout du chemin…
A cette association de personnage, m’est venue en tête la phrase mariale : « Pour le meilleur et pour le pire », Médard s’avère en être un bon exemple.
J’ai particulièrement aimé les personnages féminins dans ce roman, leur place peut paraître secondaire mais en fait ces femmes sont la vie, quoiqu’il arrive, ce sont elles qui permettront au Vicomte de parvenir à sa ré-union.
L’écriture est légère et grave à la fois, le rythme est rapide, on va vite au cœur du sujet. La psychologie des personnages est simple de façon à ce qu’on puisse avoir le temps de la « réflexion philosophique »
C’est assez particulier ce qu’a provoqué cette lecture pour moi, car elle m’a permise d’y associer plein de personnages connus antérieurs ou postérieurs à la date du roman. C’est amusant comme sensation : une lecture avec plusieurs entrée de plaisir, un peu comme Shrek, oui je sais la comparaison peut surprendre mais c’est aussi ce que j’ai ressenti en visionnant ces films : plein de connotations et de références possibles qui vous emmènent bien plus loin que la simple lecture … J’aime ça !
15°/15
(ça y est j'ai atteint la "limite" de la catégorie "Bavardages")

