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La jeune fille  la perle - Tracy Chevalier - Ed. Quai Voltaire/La Table Ronde

 


La 4ème de couverture:

"J'ai écrit ce livre parce que j'ai toujours été fascinée par le tableau de Vermeer, La Jeune Fille à la perle. A quoi pense-t-elle? Parfois, elle semble vouloir séduire, parfois elle paraît triste. Parfois on croit qu'elle a treize ans et d'autres trente ans. Je me demandais ce que Vermeer avait bien pu dire ou faire pour qu'elle ait un tel regard. De cette interrogation est né ce roman." - Tracy Chevalier.

 

 

J'aime les Pays-Bas, j'aime les peintres flamands du XVIIème, j'aime Delft, j'aime le bleu! A priori pas mal d'ingrédients pour réussir une bonne lecture. Ajouter à cela que j'ai vu le film tiré de ce roman et que je l'ai adoré.

Delft, 1664, Griet, adolescente, fille d'un artiste céramiste protestant qui ne peut plus peindre suite à un accident, se trouve contrainte d'aller travailler chez les Vermeer. Le maître de maison n'est autre que Johannes Vermeer, peintre et membre de la Guilde. Personnage discret, mystérieux, enfermé dans son génie et sa passion.

Griet, est vive, tenace, courageuse et persévérante. Sa tâche majeure (en plus des tâches courantes) sera de nettoyer l'atelier du Maître, dans lequel personne d'autre ne peut pénétrer. Elle a sans doute hérité de son père l'amour des couleurs et de l'harmonie. Le Maître ne s'y trompe pas, très vite il décèle chez la jeune fille cette sensibilité artistique qu'il apprécie bien volontiers. 

Cet atout n'est pas pour plaire aux autres membres féminins de la maisonnée, tels que Mme Vermeer, qui enchaîne les grossesses qui semblent être pour elle la preuve de l'ardeur de son mari et de la richesse de sa maison; Tanneke, la gouvernante que le Maître a peinte une fois déjà et qui de ce fait pense avoir une place de choix; Cornélia la fille benjamine du couple qui par ses comportements méchants envers Griet, fait sans doute payer à son père ses isolements trops longs dans l'atelier.

La vie de Griet, en qualité de servante, n'est pas de tout repos et ses journées sont denses. C'est au marché qu'elle rencontre Pieter le fils du boucher qui la séduit. Elle n'est pas insensible aux avances du jeune boucher mais son esprit est happé vers son Maître qui depuis peu l'a chargée de l'aider à l'atelier, dans la préparation des couleurs. Le génie et l'attitude ténébreuse du peintre intriguent et fascinent Griet. Sa présence semble inspirer Vermeer... C'est la commande de son mécène libidineux qui mettra Griet devant l'oeil du peintre, se sacrifiant corps et âme à son génie.

 

Ce roman sait nous plonger dans les ambiances hollandaises du XVIIème siècle et on peut imaginer aisément les rues, les odeurs, les sons. On y (re)découvre les moeurs des familles bourgeoises et particulièrement celles des artistes dépendants de leurs mécènes. On peut largement se représenter l'environnement de Griet et la suivre dans ses évolutions tant dans la ville que dans la maison.

Mais voilà, je me suis tellement ennuyée dans cette lecture. Je l'ai trouvée longue, longue, pour arriver à la deux-centième page et enfin avoir l'impression d'entrer dans le vif du sujet. Pourtant tout semble y être, en tout cas les couleurs, les gestes...mais j'ai eu du mal à épouser le mouvement de l'intrigue. J'ai eu l'impression de rester un spectateur passif d'un tableau animé par les références de mon esprit à la peinture de Vermeer. Je me demande comment un lecteur qui ne connait pas les oeuvres du peintre peut ressentir ce livre. Par contre j'ai savouvé les deux derniers chapitres: 1666 qui est "La jeune fille à la perle" et 1676 qui est une bonne conclusion.

Le style de Tracy Chevalier ne m'a pas transportée, il est néanmoins efficace et précis mais il manquait quelque chose. Je pense que d'avoir vu le film avant la lecture, m'a desservi. Ma lecture n'a pas été objective.

Mais je ne resterai pas sur cette déception, Tracy Chevalier est un auteur prolifique , je devrais trouver de quoi réajuster ma première impression .

 

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Citation:

"Tu n'es pas la seule à oublier tes manières devant un de ses tableaux, ma fille." [...] " Disons qu'elle n'est pas belle mais qu'il la rend belle, ajouta-t-elle. Ca devrait se vendre à un bon prix" - p. 46/47

 

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(clic sur l'image pour voir la bande annonce)

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Ce roman s'inscrit dans le Cercle de lecture animé par Tête de Litote . Le thème de Juin/Juillet est : "Portait de femme"

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