le_myst_re_de_la_patience

Hans-Thomas et son père partent de Arendal en Norvège pour Athènes en Grèce afin de retrouver leur mère et épouse qui les a quitté il y a 8 ans. En chemin, dans les Alpes Suisses, ils font la rencontre d’un curieux et énigmatique nain qui , en leur indiquant leur chemin, les entraîne dans un détour qui va bouleverser leurs vies. Dès lors, le voyage de Hans-Thomas va prendre une autre tournure, un autre focal, une autre lecture. Ponctué par les réflexions et méandres philosophiques de son père, le garçon, au gré des étapes de leur aventure va faire d’étranges découvertes.

 

Ce roman est un conte philosophique moderne. Il a l’avantage de pouvoir être lu à plusieurs niveaux. Ce qui en fait un roman tout public, qu’il faut, si on en fait une première lecture à l’aube de l’adolescence, relire à l’âge adulte et  sans doute une fois de plus au crépuscule de sa vie. Ce qui confirme qu’il s’agit bien de philosophie !

L’idée de l’histoire est magistrale, de mon point de vue; elle est bien menée, bien écrite. Même si je m’attendais à un style d’écriture plus fouillé, je ne me suis pas ennuyée. L’organisation du livre en petits chapitres facilite la lecture pour des lecteurs plus jeunes. L’illustration en tête de  chapitre lui confère indéniablement le statut de conte qui connote à l’enfance. Mais il ne faut pas se méprendre, il s’agit bien de questions existentielles  tout au long du roman. C’est un voyage initiatique, une Odyssée que vont vivre les deux héros, et ce sont leurs peurs, leurs fantômes et leurs angoisses qu’ils vont devoir affronter.

 

C’est un roman qui nous emmène à la fois dans l’imaginaire (propice au détour philosophique) et l’introspection au fur et à mesure que nous suivons les routes escarpées des Alpes puis celles des corniches méditerranéennes qui elles, nous donnent à voir les paysages bien réels depuis les hauteurs rocheuses jusqu’à en plonger dans la Grande Bleue.

 

C’est un beau roman, c’est un beau conte, c’est de la belle philosophie.

C’est un bon livre pour les vacances, histoire de prendre un bon recul !

 

Citations :

"La vie est une gigantesque loterie où seuls les numéros gagnants sont visibles" (page  141)

 

Tant que nous sommes enfants, nous avons la faculté de découvrir avec étonnement le monde. Puis nous finissons par nous y habituer. Grandir, c'était au fond comme s'enivrer de sensations au point de tout confondre et ne plus rien sentir du tout. (p.350)

 

"Même si notre passage sur la terre ne dure qu'un court instant, nous nous inscrivons dans une histoire commune qui nous survivra tous. En effet, nous ne vivons pas seulement notre propre vie. "(p 364)

 

L’amour est la seule chose qui compte. Le temps ne peut pas affadir aussi facilement qu’il pâlit les vieux souvenirs. (p 379)

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~

Ce livre s'inscrit dans le Challenge Jostein Gaarder mené par Tête de Litote

Challenge_Jostein_Gaarder

Catégorie "Hans-Thomas": 1/2