La Part Manquante

21 mai 2012

Voyage au Portugal avec un Allemand

Voyage_au_POrtugal

Et voilà le 3ème opus de ce voyage hors du commun.

Toujours en route vers l'Inde, l'auteur arrive maintenant en Europe Continentale et met le cap au Sud pour une virée dans la péninsule ibérique. Arrivera-t-il un jour en Inde?

A l'office du tourisme de Lisbonne, il rencontre, par un curieux hasard, un autre voyageur: un Allemand polyglotte . Leurs routes vont se croiser et se décroiser.

 

Dans ce volume, le style est abouti. On y retrouve des expressions et des références québécoises ce qui est une première. Louis Gauthier nous fait faire des allers et retours entre les considérations psychiques du personnage principal et ses regard sur le pays qu'il découvre. Car oui! On découvre le Portugal , on l'imagine, on peut le deviner, c'est un vrai voyage!

On vit au rythme des pérégrinations de ce québécois qui est au prise à de graves et profondes angoisses, des instants de mort, de regrets, de questions. Son amour perdu est réellement présent dans ce voyage, c'est même peut-être sa résurgence qui permet à l'auteur de nous faire voir du pays, parce que manifestement, ses sensations sont différentes plus le voyage avance, plus il s'éloigne dans la géographie mais aussi dans sa motivation.

Il nous pousse à nous interroger sur les réels moteurs des changements dans notre vie et leur(s) destination(s).

 

J'ai vraiment beaucoup aimé ce volume, tant dans son style plus travaillé et plus efficace que dans ses objectifs. Pas de déception, des sourires, des instants de réflexion. Une recette réussie et bien menée. Bizarrement je me suis surprise à le lire avec un référentiel propre aux considérations québécoises, ce qui lui donne sans doute une autre envergure que si je l'avais lu avec mon référentiel de Française. Et puis, quel plaisir aussi de retrouver le charme des livres illustrés à chaque chapitre...ces livres qui se trouvaient , dans l'échelle de progression des lectures, à mi chemin entre les livres pour grands enfants et ceux pour grands tout court.

Ce voyage là n'est pas un voyage d'enfant, c'est un voyage de retrouvailles.

 

Citations:


" [...] j'attends à peine une demie-heure avant qu'une voiture s'arrête. Le conducteur est Basque. Quand je lui dit que je suis Québécois, il se met à parler de politique. C'est étonnant, cette présence, dans chaque région que je traverse, d'un groupe autonomiste revendiquant son indépendance. Irlandais, Bretons, Gallois, Occitans, Basques, Québecois: même combat. Les arguments sont semblables. Et faciles à comprendre, à moins d'être apatride." (p. 33)

" Et pa pi pa po. Il termine souvent ses phrases par cette expression curieuse qui m'a semblé signifier selon les circonstances quelque chose comme "et ainsi de suite" ou "tout le monde sait ça, pas la peine d'insister", parfois "comme ci, comme ça" ou "la vie continue" . " (p.94)

 

"L'écriture est une maladie. Elle peut vraiment rendre malade, si on ne prend pas certaines précautions. L'écriture est dangereuse, moi-même elle m'a rendu à demi fou. Quand on écrit, le monde se met à changer. Tout devient symbole, signe, métaphore, présage. Exactement comme pour les malades, schizophrènes ou paranoïaques, qui lisent dans tous les évènements des confirmations de leurs appréhensions, de leurs craintes, de leurs désirs. Schizophrénie ou paranoïa, l'écriture est une maladie mentale." (p.112)

 

"Elle me rappelait souvent, quand je devenais trop rêveur, trop lointain, trop mystique à son goût, que tout commence par une incarnation. La vraie vie n'est pas ailleurs. Nous sommes venus sur la Terre et ce n'est pas pour rien. C'est notre destinée. Inutile de se retirer dans le désert, de méditer au sommet d'une montagne, de se lancer à la recherche d'un gourou. La vie est la réponse. Alors au diable la quête, les tourments, les angoisses. Il faut vivre, il faut aimer la vie, demeurer ouvert, libre et joyeux." (p.163)

~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

 Je suis ravie de cette découverte à travers ces 3 recueils dans ma progression dans la littérature et les auteurs québécois.

Pour ceux et celles qui veulent en savoir un peu plus sur l'auteur, je vous conseille un tour par ICI


cercle_de_lecture

 

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18 mai 2012

Le Pont de Londres

 

Le_Pont_de_Londres

Deuxième opus de ce voyage jusqu’en Inde, qui ne nous emmène pas bien loin puisque, l’auteur de retour d’Irlande, s’arrête quelques jours à Londres. L’approche des fêtes de fin d’année le bloque dans la capitale britannique, faute de trouver un départ pour Dehli.

Hébergé chez une connaissance, il se trouve invité malgré lui aux agapes de la nativité et de la Saint-Sylvestre.

 

Le style de ce deuxième récit est plus fluide et on embarque plus volontiers dans le nouveau voyage intérieur de l’auteur. Les deux moments forts du récit sont les deux réveillons de fin d’année. Le premier au milieu d’une réunion de méditants bouddhistes recevant le message de Noël de leur gourou; ce qui rapproche peut-être l'auteur de son but indien? Le second, plus conformé chez un ancien militaire de l’armée royale coloniale.

 

Une fois encore, nous ne nous promènerons pas sur le pont de Londres comme pourrait le suggérer le titre mais bien sur un autre pont qui va sans doute confirmer l’auteur dans son choix de fuite vers un autre horizon.

 

J’ai beaucoup aimé ce récit , plus que le précédent. L’écriture est plus ouverte vers le lecteur ce qui fait qu’on a plus l’impression de se promener avec lui qu’en lui (comme ce fut mon sentiment lors de la lecture du premier opus). Les pensées sont moins torturées sans être moins graves. Je me suis moins sentie impliquée malgré moi dans le cheminement psychique de l’auteur.

 

Citations:


"Ici le gourou plaisanta, il prétendit que si Jésus avait été pendu plutôt que crucifié, nous suspendrions aujourd'hui de petits gibets aux portes des églises, aux murs de nos maisons." (p. 55)

 

"[...] j'aimais mieux le changement à la répétition, j'aimais mieux le mouvement que l'arrêt, j'aimais mieux la souffrance que l'absence de sentiment, j'aimais mieux la vie que l'éternité" (p. 59)

 

"Au fond, la vie ne m'interessait pas, seule la littérature m'intéressait, et ce qui dans la vie ressemblait à la littérature. C'était à la fois ma perte et mon salut." (p.68)

 "De l'avoir vue avec un autre homme se pâmer et jouir comme elle jouit avec moi, ses petits cris, son excitation, tout, ça m'a comme débarrassé d'une illusion, de l'illusion que je la possédais, tu comprends? De l'illusion que j'étais unique, que j'étais...indispensable. Bien sûr, c'est une chose que je savais déjà, mais disons que je suis passé de la théorie à la pratique."

 

~~~~~~~~~~~~~~~~

 

J’attaque le troisième opus : « Voyage au Portugal avec un Allemand »…je ne connais absolument pas le Portugal, je n’ai aucune référence…que vais-je trouver au décours de ce roman….A suivre, encore !

 

cercle_de_lecture

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15 mai 2012

Voyage en Irlande avec un parapluie

voilà sur quel récit insolite mon choix s'est porté pour le thème "Voyage" du Cercle de Lecture de Mai chez Tête de Litote

Voyage_en_Irlande_sous_un_parapluie

Rien que l'édition originale est un voyage...C'est celle-ci que j'ai eu dans les mains. Une maison d'édition indépendante québécoise menée par un indépendantiste québécois: les Editions VLB (Victor Levy-Beaulieu) situées à Trois-Pistoles dans la région du Bas-Saint-Laurent , comté des Basques. Charmante région que j'ai découverte et visitée l'été dernier.

Voilà pour l'éditeur. Pour ce qui est de l'auteur Louis Gauthier, il est Montréalais, né en 1944 et auteur de plusieurs récits et romans de voyage.  "Voyage en Irlande sous un parapluie" est le premier opus d'un triptyque, autobiographique sans doute, quelque peu surprenant mais fascinant.

La 4ème de couverture:

"Il est souvent passionnant, quoique inutile, de se demander ce qui serait arrivé si certains évènements avaient suivi un autre cours, ou s'établir les conséquences d'incidents qui semblent parfois d'importance minime" - Capitaine W.E. Johns

 

Je ne sais pas vous, mais moi lorsque je choisis un livre, après avoir regardé longuement la couverture afin d'émoustiller mes sens nécessaires à la lecture, je le retourne pour en savoir un peu plus...ou pas. La 4ème de couverture de ce récit m'a titillée, c'est je crois la raison finale qui m'a décidée à déloger ce recueil de son étagère de la bibliothèque municipale.

 

Le contexte du récit:

Un jeune Québécois, écrivain, hanté par le souvenir d'un amour perdu, prend la route vers l'Inde. Il quitte Montréal sous la pluie. En Europe, il se laisse dériver de ville en ville. Après avoir atterri à Heathrow, le personnage principal prend le ferry à Fishguard, au pays de Galles pour l'Irlande...Il pleut.

 

Mes impressions:

Dès cette première action, l'auteur nous embarque dans les méandres de ses impressions, de ce qu'évoque telle ou telle chose de son voyage. Ainsi, prendre le ferry lui rappelle le traversier à Sorel ou Tadoussac et chaque fois il nous donne quelques indices sur les raisons enfouies de son départ de Montréal pour un voyage quasi initiatique.

Nous n'apprenons rien de précis sur les lieux, sinon de façon parcimonieuse, ce qui laisse une large voie à notre imagination et à nos référentiels irlandais. Finalement nous ne découvrirons pas l'Irlande à travers les lignes de Louis Gauthier mais nous ferons plutôt un voyage dans les considérations philosophiques de l'auteur, qui écrit un peu dans un élan de "qui suis-je, où vais-je, dans quel état j'erre". Le contexte pluvieux de l'Irlande l'incite sans doute à des confidences sur ses états d'âmes.

Le style de ce récit ressemble un peu à celui d'un journal. L'auteur écrit à la première personne avec des phrases qui semblent parfois logorrhéiques où l'on croit se perdre. Il écrit comme il se parle. On a décidément l'impression d'être un spectateur cérébral, c'est à dire installé dans son cerveau et témoin de ses réflexions. C'est assez déstabilisant comme style d'écriture mais finalement on se laisse avoir au jeu de l'introspection.

On arrive à la 75ème et dernière page en se disant qu'on a rien vu de l'Irlande mais qu'on a fait un bout de chemin avec l'auteur, et peut-être même un bout de chemin avec soi-même.

Alors je suis revenue à la page de garde et j'ai relu la citation apposée:

"S'il est vrai que l'inaction est toujours une chose insupportable, imaginez à quel point elle peut travailler le cerveau d'un homme qui a les pieds mouillés" - Capitaire W.E. Johns, Biggles sees it though

J'aurais du me douter de quelque chose!

J'ai sans doute aimé ce récit puisque j'ai immédiatement commencé le deuxième opus ("Le pont de Londres") ...je suis en train de me demander si ça ne serait pas par voyeurisme primaire...

A suivre...

cercle_de_lecture

 

 

 

 

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03 mai 2012

INFOS

La ronde de Mai a commencé avec pour thème du mois: Les Voyages

cercle_de_lecture

(clic sur l'image pouir en savoir plus)

 et je me suis inscrite à un nouveau genre d'échange:

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(clic sur l'image pour en savoir plus)

ça vous dit un échange littéraire?...date de remise des échange: Septembre, ça laisse de la marge!

 

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24 avril 2012

"Vieux New York"

Je participe au Cercle de lecture organisé par Tête de Litote.

Chaque mois deux thèmes imposés, des listes d'ouvrages proposés, 30 jours pour lire et faire part de nos impressions de lecture.

Pour le mois d'avril, Tête de Litote nous a proposé les thèmes:

* New York d'hier ou d'aujourd'hui

* Esprit de Famille

 

J'ai relevé le défi de tenter la découverte de New York, ambiance, univers, ville qui ne fait absolument pas partie de mes lectures tout comme la littérature américaine de façon générale.

Depuis longtemps j'avais envie de découvrir l'auteure Edith Wharton pour une raison futile mais précise: j'ai travaillé dans un établissement d'hébergement de mineurs en difficulté situé en face de la maison habitée par l'auteure, à Saint-Brice sous Forêt dans le Val d'Oise. La rue portait son nom. Je n'ai jamais eu l'occasion d'ouvrir un ouvrage de cette écrivaine américaine immigrée en France.

J'ai donc choisi Vieux New York.


edith_wharton


Ce livre est en fait un receuil de 4 petits romans. 4 histoires qui se déroulent dans le New-York du XIXème siècle et qui décortiquent les codes et moeurs de l'aristocratie majoritairement issue de l' immigration d'Europe du Nord. Alors New-York est en pleine croissance économique et financière et déà la fracture sociale se fait sentir.

Le style de l'auteure est très soigné tout en étant sans concession. C'est un style moderne et très critique, plein de sous entendus. On sent malgré tout que la plume de l'écrivaine est libérée par sa propre immigration en France, ce qui donne des satires vives et intelligentes de cette société alors entre deux cultures.

 

J'ai beaucoup aimé l'organisation en textes courts.


1- 1840 , L'Aube mensongère

 Lewis Raycie, fils d'un riche new-yorkais écrasé par la figure paternelle est mandaté par son père pour acquérir, en Europe, des toiles de Maîtres tel Raphaël.

Mais Lewis, soit par passion soit par opposition, dépense la fortune allouée pour acquérir des toiles de peintres inconnus.

Il passera sa vie, ruiné, à tenter de faire découvrir et aimer ces artistes à la population new-yorkaises encarcanée dans les standard de l'art.

C'est bien des année après la mort de Lawis, que sa collection sera redécouverte et vouée à un autre destin...

Ce roman nous emmène dans les méandres des obligations liées à l'autorité paternelle, à la transgression de l'interdit et ses conséquences sociales dans l'aristocratie .

Le personnage principal est finalement eclipsé par celui de l'épouse soumise qui arrive en second plan mais qui finalement tient un rôle central dans le déroulement de l'intrigue.


2- 1850 - La Vieille Fille 


Charlotte et Delia Lowell sont deux cousines issues de la petite bourgeoisie hollandaise immigrée à New-York où leurs familles respectives ont fait fortune.

Elles ont besoin de faire des mariages stratégiques pour garantir leur place dans la société. Délia épouse un bon part et devient une femme socialement remarquable et remarquée. Charlotte, poitrinaire, est condamnée à rester vieille fille.

Elle compense l'absence de mari et l'impossibilité apparente de maternité par la prise en charge d'enfants abandonnés. Elle en préfère une parmi tous: Télia.


Un secret de famille unira les deux cousines et l'enfant dans le carcan des conventions sociales, des faux-semblants qui doivent sauver les apparences.

Ce roman est de mon point de vue le meilleur du recueil.

 

3- 1860, L'Etincelle


Hayley Delane, joueur invétéré semble jouer sa vie comme une partie de poker, c'est aussi comme ça qu'ilépouse de façon imprévisible Leila Garcy, femme libertine et volage.

Ce roman nous plonge dans ces familles new-yorkaises oisives et aisées où il semble que les blasons aient été dorés à coups de demies-vérités sur les histoires familiales et faits d'armes; ces familles où les seuls héritages sont les transmissions de postes clefs des établissements florissants, transmissions sans mérite, sans reconnaissance. Où tous les détails conventionnels sont une véritable communication non verbale ( tenues vestimentaires, salutations, précéance etc etc....)

On navigue dans cette société où les relations sont le sel des édifices personnels mais qui sont aussi toute la fragilité de situations pouvant vite devenir précaires. Tous les moyens sont bons pour augmenter sa fortune, seule sésame pour garantir une place sociale acceptable, même au dépens de toute éthique, déontologique ou morale.

On perçoit dans ce roman les prémices non négligeables de la fracture sociale issues du capitalisme galopant d'un New-York en pleine expansion.

 

4- 1870, Jour de l'An


Un incendie ravage l'hôtel de la 5ème avenue, hôtel où hommes et femmes se retrouvent en plein jour ...

C'est la panique et dans les victimes fuyant les flammes: Lizzie Hazeldean et Henry Prest, reconnus par une poignée d'aristocrates réunis pour le jour de l'an et aux premières loges du "spectacle" depuis leur balcon. Parmi les invités: Me Hazeldean.

Un récit sur les faux-semblants. On ne sait pas Mr Hazeldean a reconnu son épouse et il emportera le secret dans la tombe. Quelles étaient les relations entre Lizzie et Henry?

Un récit sur les apparences, les on-dits, sur les médisances mondaines mais aussi sur la capacité des mondains à faire la pluie et le beau temps sur le ban de la bonne société...

~~~~~~~~~~~~~~~

Un seul roman, sur les 4,  m'a ennuyée (L'Etincelle). L'ensemble est agréable et les analyses ne sont pas obsolètes si l'on s'efforce de les transposer dans notre monde moderne.~

J'ai d'autres titres dans ma liste, je recommande ce livre pour un premier contact avec l'auteure.


edith_wharton_2


pour lire les impressions de lectures des autres participants au cercle cliquez sur ci-dessous

cercle_de_lecture



 

 

 

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30 mars 2012

"Les Oliviers du Négus"

...c'est ce livre que j'allais chercher à la bibliothèque lorsque "Dahlia" m'est tombé dessus... Encore un Laurent Gaudé, j'ai pourtant hésité de la 4ème de couverture mais les impressions de lecture et critiques que j'avais lues m'ont convaincue.

 

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4 récits comme des histoires qu'on raconte sous l'arbre aux palabres. 4 récits qui m'ont rappelé ces soirées pas si lointaines avec mon grand-père sous le mûrier-platane .

4 récits de guerre, 4 récits de lutte, 4 récits d'engagement qui ne voient leur gloire que dans la fin de leurs héros.

4 héros à leur manière qui tentent, par leur convictions, de laisser une trace de leur passage et s'appliquent à ne pas quitter leur existence sans avoir transmis leurs valeurs ou bien réglé leur dette pour solde de tout compte.

4 héros de tous les temps qui confirment bien que chaque homme doit mourir mais que ce qui les différencie dans la mort c'est de savoir comment et pourquoi. A l'aube de leur fin, qu'ils pressentent et savent inéluctable, par leur humilité retrouvée, elle donne à leur vie son sens tant recherché.

Comme d'habitude, l'écriture de Laurent Gaudé est précise, rapide et efficace. Comme d'habitude il décrit à merveille les Pouilles, l'Italie qu'il affectionne tant. Il donne au lecteur la possibilité de recevoir ces récits comme s'ils lui étaient destinés.

Ce que j'aime avec la plume de Laurent Gaudé c'est cette capacité qu'il a à nous faire acteur et oublier notre place de lecteur.

Même si le thème de ce livre n'est pas celui que je préfère, j'ai aimé avoir ce sentiment de m'assoir sous un olivier ou un mûrier-platane et écouter les récits lourds et graves chuchotés comme pour ne pas les oublier. L'écriture de ces récits est d'une oralité remarquable.

Ceci dit ce n'est pas (encore) avec "Les Oliviers du Négus" que j'aurai eu une lecture reposante....

 

 

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25 mars 2012

"Dahlia"

Voilà encore un livre qui ne m’aura pas laissée indifférente. Décidément , je suis dans la série! Après « le Livre des Nuits » de Sylvie Germain, j’aspirais à tomber sur un roman un peu tranquille.

Je n’étais pas allée à la bibliothèque pour « Dahlia » de Hitonari Tsuji, le livre que j’allais chercher n’était pas disponible.

 

 

Dahlia

C’est « Dahlia » qui est venu à moi en me faisant de l’œil sur l’étagère « Coups de Cœur » à l’entrée de la salle de lecture. 130 pages écrites "gros" ,voilà ce qu’il me fallait.

Le 4ème de couverture se finit par « Un intrus dans une famille bouleverse toute la vie quotidienne. Une troublante allégorie, à mi-chemin entre Poe et Pasolini. »

 

Mes souvenirs nébuleux de Poe et ceux aussi précis de « Les Ragazzi » de Pasolini m'ont laissé à penser qu’un peu de mystère et de sexe ne peuvent pas nuire…J’avais oublié la dimension fantastique de Poe.

 

« Dahlia » est un roman japonais, le style typique de cette littérature est respecté : des phrases denses, courtes avec un choix précis du vocabulaire qui ne laisse aucune ambiguïté quant à l’émotion recherchée chez le lecteur. Et des émotions dans ce roman , il y a en ; pas tout à fait celles qu’on pourrait attendre mais celles qui relèvent du romantisme pur entre souffrance et volupté…

 

L’histoire commence dans un pavillon de banlieue, n’importe quelle banlieue urbaine où le vieux centre-ville s’est fait happé par la nécessité d’extension des logements pour accueillir de nouvelles populations.

Un homme vieux, tente de fuir la réalité en ayant des visions d’Autres. Morts ou Vivants, réels ou irréels ?

Une famille, 6 membres. Un amant qui se faufile dans le quotidien  en répondant aux désirs des habitants de ce pavillon…Imposteur ou Diable ? Mort ou Vivant ? Réel ou Irréel ? L’intrus devient l’acteur principal et nous balade d’un monde à l’autre en nous faisant voyeur de ses frasques.

Quelque fois au bord du déséquilibre, parfois laissant le lecteur errer dans un couloir à la recherche d’un trou de serrure…On a le sentiment d’être une âme, dans cette maison, dotée d’une vison circulaire. Sensation bizarre mais une fois encore aucune envie de fermer le livre.

 

J’ai été déstabilisée par l’absence de transition et de lien entre le premier chapitre et le second. J’ai eu un instant l’impression de lire des saynètes. Puis les chapitres suivants s’enchaînant, je me suis dit que je comprendrai sans doute le premier à la fin du livre. Ce ne fut pas une évidence, il a fallu que je le relise après avoir fermé le roman . Et j’hésite encore quant à ma compréhension.

 

Je dirais donc que « Dahlia » est un roman à découvrir si on veut faire une expérience de lecture décalée.

Il s’agit bien d’une allégorie, j’aurai du me concentrer sur le terme à la lecture de la  4ème de couverture. Une lecture avec une approche plus philosophique le rendrait peut-être plus limpide. 

Je me demande bien , encore, pourquoi « Dahlia » m’a fait de l’œil depuis son étagère « Coup de Cœur » de la bibliothèque municipale. Peut-être se demandait-il lui-même ce qu’il y faisait…

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21 mars 2012

" Des Mots et du Fil"...à l'année prochaine!

Cette année le concours vous a moins enthousiasmés. Je reconnais que le choix des formes littéraires était pointu et que l'obligation de produire une réalisation en fil vous a peut-être refroidi.

Je tiens à remercier celles qui ont participé et aussi ceux et celles qui ont lu et apprécié ici ou sur notre page FaceBook, "Jeux de Mots".

Le choix de la gagnante a été facile, parce qu'elles ont été deux à participer dans le respect des consignes de départ,

Colette et Cyrielle sont ex-aequo et je décerne également une place à Amie du Coeur pour ses productions nombreuses et de qualité.

De ce concours je retiendrai ces 3 oeuvres:

 

pour_karine_canada___Colette

de Colette, qui a mis toute son énergie dans cette création.

 

IMG_0272bis

de Cyrielle, qui a su dépasser sa passion de l'écriture en se risquant à la création d'une peinture pour la mettre en fil.

 

et ENFIN je souligne cette réalisation qui sera l'illustration de l'esprit de ce concours:

 

shiritori_pour_fevrier___Colette_et_Amie_du_Coeur

de Colette et Amie du Coeur, qui se sont rencontrées virtuellement grâce aux mots et à leurs talents.

 

Bravo à toutes les 3

(merci de me transmettre vos adresses en message privé pour que je puisse vous envoyer votre prix...ne soyez juste pas trop pressée pour la réception, mes journées de 24h ne sont pas suffisantes!)


A l'année prochaine pour un autre concours "Des Mots et du Fil"...si vous êtes toujours partant(e)s!

 


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13 mars 2012

Tête de Litote

un blog littéraire tout en nuances et plein de bonne humeur!

Retrouvez des textes originaux de l'auteure, des critiques de livres et des rubriques culturelles...

Moi j'aime bien ce blog d'autant qu'il propose la création d'un petit Cercle de Lecture

Alors bien sûr vous me direz qu'il y a les Babelio et autres réseaux de lecteurs pour ce faire, où l'on trouve des critiques et des suggestions de lectures...mais là, moi, je m'y perd parce qu'un réseau n'est pas un cercle. Ce qui me plaît dans cette idée c'est de faire partie d'un petit groupe avec lequel je peux facilement échanger.

Vous me suivez?

Tête de Litote propose un thème de lecture mensuel, pas mal non?

Tête de Litote propose aussi un concours d'écriture, alors évidemment ça je dis OUI...ça fera une belle continuité avec le concours "Des Mots et du Fil"...

Vous l'aurez compris...je dis OUI à Tête de Litote!

Rendez vous sur son blog et dites lui ce que vous en pensez!

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10 mars 2012

"Des Mots et du Fil" - Dernière

Nous voici arrivés au dernier billet de présentation des réalisations pour cette édition du concours.

VOUS AVEZ ENCORE JUSQU'A CE SOIR MINUIT POUR M'ENVOYER VOS CREATIONS


Au rendez-vous cette semaine:

 

clara3

Colette est Mamie pour la seconde fois depuis le 29 février, bien évidemment un tel évènement ne peut être que source d'inspiration. Joli texte lacunaire de bienvenue, agrémenté d'un ruban de croquet et d'une fleur brodée.

Bienvenue à Clara et Félicitations à la Mamie!

 

Une p'tite nouvelle s'est essayée au texte lacunaire aussi (pas facile d'écrire sans verbe conjugué actif), le mise en fil est en cours et sera dans les temps...

EDIT DE 20h20 (heure du Québec)

IMG_0272bis

(arrivé dans les temps...peinture acrylique sur toile et chutes de fil mouliné)

 

‎Chercher le tourbillon du vent
Danser sur la Grande Ourse
Se jouer de la cruauté du temps
Devant la lune rousse
Contempler le firmament
Magnificence désirée de tous
Deviner rien qu'un instant
Les jolis traits de ta frimousse

Courir dans les champs de blé
En respirant ton doux parfum
Caresser ta peau dorée
Jusqu'au petit matin
Me réveiller à tes côtés
Humer la bonne odeur du pain
Toute ma vie, juste t'aimer
Et ne jamais lâcher ta main.

Cyrielle F. -

 

et enfin Amie du Coeur de notre page "Jeux de Mots" de Face Book:

Mon Unirêve... 

Le rêve m’envahit,
Histoires si jolies.
Libre comme une enfant,
Fantaisies m’épatant.
Tendre moment de vers,
Vertige où je me perds.
Personne ne me voit,
Voyager au fond d'moi.
Moi qui vole sans ailes,
Zèle fou… rit-tourne-elle !

- Amie du Coeur -

r_ve 

Je vous laisse avec ces trois textes et vous reviens dès que le délai de réception des textes mis en fil est arrivé à son terme

Posté par TyJecyka à 10:37 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]